Cet article analyse comment les réseaux sociaux influencent la visibilité de l’information en matière de sport, d’alimentation et de santé, en croisant mécanismes algorithmiques, biais cognitifs et apports de la recherche.
La motivation joue un rôle essentiel dans la santé mentale. Elle permet d’agir, de persévérer et de faire face aux difficultés malgré la fatigue, le stress ou le manque d’envie. Cet article explore les liens entre motivation, troubles psychiques et capacité à avancer vers ses objectifs.
Le sport ne renforce pas seulement le corps : il joue un rôle essentiel sur la santé mentale. Diminution de l’anxiété, meilleure gestion du stress, amélioration de l’humeur et de l’estime de soi… Découvrez pourquoi l’activité physique est un allié précieux pour l’équilibre mental.
Portrait de Justine, diététicienne au SAMSAH Prépsy, qui accompagne les jeunes sur l’alimentation, l’autonomie et les liens entre nutrition et santé mentale.
La stigmatisation en santé mentale reste un obstacle majeur pour les personnes concernées. Cet article explore ses conséquences, ses origines et les pistes d’action pour favoriser une meilleure compréhension et un accompagnement bienveillant.
Le phénotypage digital utilise les données passives des smartphones et objets connectés pour observer l’évolution des troubles psychiques. Cette approche permet d’identifier des variations d’activité, de sommeil ou de routines, utiles pour comprendre les changements dans le fonctionnement quotidien et soutenir l’accompagnement clinique.
L’activité physique adaptée joue un rôle essentiel dans le bien-être mental. Qu’il s’agisse de réduire le stress ou de renforcer l’estime de soi, bouger de manière progressive et personnalisée peut transformer l’état d’esprit et le quotidien.
Éthique et numérique en santé : retour sur la participation de Prépsy à la table ronde de l’ARS Île-de-France 📍 Lieu : Hôpital Hôtel-Dieu AP-HP, Paris (75004) 📅 Date : 26 juin 2025 🎤 Événement : Journée Éthique du numérique en santé (séminaire organisé par l’ARS Île-de-France, l’Espace éthique Île-de-France et la DNS) Le 26 juin 2025, Prépsy a pris part à la Journée Éthique du numérique en santé à l’hôpital Hôtel-Dieu AP-HP, organisée par l’ARS Île-de-France, en partenariat avec l’Espace éthique Île-de-France et la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS). Cet événement a réuni pouvoirs publics, chercheurs, professionnels de santé et acteurs du médico-social autour d’une ambition commune : interroger les usages du numérique en santé et souligner la nécessité de les intégrer dans un cadre éthique solide, garant de respect des usagers, de transparence et d’inclusion. Numérique en santé : entre promesse et vigilance éthique Le déploiement des outils numériques transforme les pratiques de soin et d’accompagnement. Applications, télésurveillance, plateformes collaboratives, dispositifs connectés ou encore intelligence artificielle ; les innovations se multiplient et ouvrent des perspectives inédites pour renforcer l’accès, la qualité et la continuité des soins. Mais ces évolutions ne sont pas neutres, elles soulèvent des enjeux essentiels : “Qui peut consulter les données médicales, qui porte la responsabilité en cas d’erreur, jusqu’où l’IA peut-elle assister le soin sans empiéter sur le rôle du médecin ?” Données de santé, coordination du parcours de soins et case management en santé mentale Parmi les différentes structures invitées à intervenir lors des tables rondes, Prépsy a animé celle consacrée au partage d’informations au service du case management et des outils numériques dans une structure médico-sociale dédiée à l’intervention précoce pour les jeunes avec troubles psychiques émergents. En s’appuyant sur des situations concrètes, Loïc Fouquet cadre coordonnateur et Gaspard Fourchard, chargé de mission innovation santé et recherche scientifique, ont présenté les opportunités qu’offre le numérique en santé mentale et les dilemmes éthiques qui l’accompagnent : Au SAMSAH Prépsy, l’accompagnement repose sur un processus collaboratif où le numérique soutient la coordination. Le DUI centralise les données de manière sécurisée et facilite le travail pluridisciplinaire. Cette organisation renforce la cohérence et la réactivité, mais elle interroge aussi : jusqu’où partager, qui doit avoir accès à quoi, comment préserver la confiance des jeunes dans une approche aussi transversale ? Pour y répondre, le fonctionnement du service est expliqué dès l’admission et les usagers signent une fiche de consentement. Cette information est entretenue au fil du parcours, notamment lors des synthèses, afin de tenir compte des possibles fluctuations de leur état de santé mentale. De plus, par exemple lors d’un accompagnement, les professionnels peuvent conserver certaines notes privées, tout en partageant les éléments essentiels à la coordination. {.aligncenter} Projets innovants : réalité virtuelle, IA et outils numériques en santé mentale D’autres projets innovants porté par Prépsy, illustrent ce propos, comme RECAP, qui est un dispositif de réalité virtuelle à destination de la remédiation cognitive et Sam’IA, un chatbot d’orientation. Ces initiatives reflètent notre volonté d’explorer de nouvelles pistes pour favoriser la réhabilitation psychosociale. Elles imposent néanmoins une vigilance accrue car la réalité virtuelle peut-elle modifier la perception du réel chez des personnes souffrant d’hallucinations, quels types de données un chatbot doit-il collecter et dans quelles limites, jusqu’où un chatbot peut-il collecter des données sans empiéter sur la vie privée, faut-il privilégier la performance prédictive au détriment de la confidentialité ? Face à ces dilemmes, des garde-fous existent comme le respect que le RGPD impose aux technologies développées dans l’Union Européenne et qui précise clairement quelles données sont collectées, dans quel but, et demande de recueillir le consentement explicite des usagers. Ces données doivent être hébergées sur des serveurs certifiés HDS, afin de garantir leur sécurité et leur protection. Les usagers disposent en outre d’un droit d’accès, de rectification et d’effacement de leurs informations. Enfin, associer, dès la conception, les instances éthiques et les associations de patients reste essentiel pour assurer la transparence, la pertinence et l’acceptabilité de ces outils numériques au service de la santé mentale. Éthique et innovation responsable en santé Ces questionnements sont essentiels. Ils sont au cœur de toute démarche d’innovation en santé et l’éthique ne doit pas être perçue comme un frein, mais comme un repère indispensable, intégré dès la conception et le développement de nouvelles technologies de santé responsables. A la fin de la Journée Éthique du numérique en santé les intervenants ont insisté sur l’importance d’associer patients, aidants, professionnels, chercheurs et industriels aux débats. Nous dirons, pour conclure, que l’expérience vécue des usagers est essentielle pour co-construire des outils réellement inclusifs, adaptés aux besoins et respectueux de chacun. {.aligncenter} Ressources utiles : – Cartographie Prépsy des ressources – CMP / CATTP / SAMU (15) – Recours local en cas d’urgence ou d’évaluation rapide – 3114 – Ligne nationale de prévention du suicide (24 h/24, gratuite) – Santé Psy Jeunes – Orientation et écoute pour les 12–25 ans – UNAFAM / Schizo ? Oui ! / PromesseS / France Dépression / Argos 2001 Pour aller plus loin – ARS Ile-de-France – 2025
Agir tôt, c’est prévenir les ruptures. Maintenir le lien, c’est accompagner dans la durée. Pourquoi cette journée compte Chaque 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacre une journée à la santé mentale et à la prévention des troubles psychiques. En 2025, le thème met l’accent sur l’accès aux services de santé mentale en cas de catastrophes et d’urgences. Crises sanitaires, conflits, catastrophes climatiques : ces situations fragilisent la santé psychique, notamment chez les jeunes adultes. Selon les estimations les plus récentes de l’OMS (mai 2025), jusqu’à 22 % des personnes en contexte d’urgence humanitaire peuvent présenter un trouble mental modéré à sévère (dépression, anxiété, TSPT). En moyenne, la prévalence se situe autour de 13 %, selon le type de crise et la disponibilité des soins en santé mentale. En France, cette journée mondiale de la santé mentale 2025 s’inscrit dans la Grande cause nationale 2025 “Parlons santé mentale”, portée par le ministère de la Santé. Elle vise à renforcer le repérage précoce des troubles psychiques et la continuité du lien, deux leviers essentiels pour prévenir la désinsertion et les rechutes. Agir précocement : un principe fondé sur les données scientifiques Les troubles psychiques émergent souvent entre 16 et 25 ans. Selon Santé publique France et l’Assurance Maladie, près de 75 % des troubles apparaissent avant 25 ans, une donnée stable depuis plus d’une décennie. Les premières manifestations sont parfois discrètes : isolement, anxiété, troubles du sommeil, perte d’intérêt ou désorganisation. Les recherches internationales (TIPP Lausanne, Orygen, NICE) mettent en évidence une fenêtre critique de deux à cinq ans, durant laquelle un accompagnement précoce peut limiter la chronicisation. Une prise en charge dans les douze premiers mois est associée à une meilleure stabilisation clinique, avec une réduction de 25 à 50 % des hospitalisations ou ruptures de suivi selon les méta-analyses sur les programmes d’intervention précoce santé mentale (Correll et al., JAMA Psychiatry, 2018). Ces résultats encouragent le développement de dispositifs d’intervention précoce, encore inégalement accessibles selon les territoires. Maintenir le lien : un enjeu collectif pour la santé mentale des jeunes Préserver le lien social et thérapeutique constitue un facteur protecteur majeur pour la santé mentale. Mais cette continuité reste fragile : saturation des services, ruptures de suivi, stigmatisation ou refus de soins retardent souvent l’aide psychique. En France, environ un tiers des jeunes en détresse psychique sollicitent l’aide d’un professionnel de santé (Rapport CESE 2025, Santé publique France 2024). Renforcer les partenariats entre familles, professionnels de santé, structures médico-sociales et milieu éducatif est donc un enjeu prioritaire pour la prévention des troubles psychiques. Le case management : une approche coordonnée Le case management repose sur une logique biopsychosociale centrée sur la personne. Il favorise la continuité des soins, la coordination des acteurs et la participation du jeune à son propre projet de vie. Cette méthode, recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) (note de cadrage 2025 sur les premiers épisodes psychotiques), s’inspire des modèles Orygen (Australie) et NICE CG178 (Royaume-Uni). Trois piliers : – Coordination clinique entre les intervenants – Soutien à la famille et à l’entourage – Plan d’accompagnement évolutif, respectant le consentement du jeune Des effets concrets observés des interventions précoces en santé mentale | Domaine | Effets mesurés | Limites et contexte | |———-|—————-|———————| | Réduction des formes chroniques | Stabilisation rapide et rechutes moins fréquentes | Résultats variables selon l’accès au suivi et la précocité du diagnostic | | Continuité du lien thérapeutique | Moins de ruptures de suivi, meilleure alliance | Forte dépendance aux ressources humaines disponibles | | Insertion sociale et scolaire | Reprise d’un parcours d’études ou d’emploi | Difficultés persistantes pour 20–30 % des jeunes suivis | Ces données confirment l’efficacité de l’intervention précoce, tout en rappelant la nécessité d’un accompagnement global : logement, emploi, relations sociales et accès aux soins psychiques. Repérer et orienter les premiers signes de troubles psychiques Certains signes doivent alerter : – Retrait social ou isolement soudain – Troubles du sommeil persistants – Discours confus, anxiété ou perte de motivation Un premier contact avec un centre médico-psychologique (CMP) ou un professionnel de santé mentale peut déjà amorcer un accompagnement adapté pour la prévention des troubles de la santé mentale. Ressources utiles : – Cartographie Prépsy des ressources – CMP / CATTP / SAMU (15) – Recours local en cas d’urgence ou d’évaluation rapide – 3114 – Ligne nationale de prévention du suicide (24 h/24, gratuite) – Santé Psy Jeunes – Orientation et écoute pour les 12–25 ans – UNAFAM / Schizo ? Oui ! / PromesseS / France Dépression / Argos 2001 Diversité et équité d’accès aux soins en santé mentale Les crises récentes ont révélé de fortes inégalités d’accès à la santé mentale : zones rurales sous-dotées, disparités de genre, vulnérabilités accrues chez les jeunes migrants et les étudiants précaires. Ces dimensions nécessitent des réponses différenciées : formation des professionnels, déploiement de dispositifs mobiles et création d’espaces d’écoute adaptés à la diversité des parcours en santé mentale. Une responsabilité partagée Les dispositifs d’intervention précoce, tels que Prépsy, s’inscrivent dans une dynamique collective nationale visant à détecter tôt, relier les acteurs et soutenir les jeunes dans la durée. Mais au-delà des structures, il s’agit d’une responsabilité partagée : institutions, associations, familles et pairs jouent chacun un rôle pour briser l’isolement et faciliter l’accès aux soins psychiques. Parler de santé mentale, c’est déjà agir. Pour aller plus loin – OMS – Journée mondiale de la santé mentale 2025 – HAS – Note de cadrage 2025 sur les premiers épisodes psychotiques – Santé publique France – Baromètre santé 2024 – Orygen Research Bulletin on Vocational Interventions (2023) – *NICE CG178 – Psychosis and schizophrenia in adults Sources Correll et al., JAMA Psychiatry, 2018 NICE CG178 Orygen Research Bulletin on Vocational Interventions, 2023
Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement dont les symptômes apparaissent dès l’enfance. Le trouble persiste tout au long de la vie, mais la manière dont les symptômes s’expriment peut évoluer avec l’âge.
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